en Live, sans censure

Un appareil photo numérique, deux candidats, dans 61m². Observés jour et nuit par LA PROD, VOUS pourrez décider qui vous plaît le plus à la fin de l'aventure. Suivez leurs tracas, leurs amours, leurs déchirures! Désignez le Nice-popol

Středa, říjen 25, 2006

Fidel n'est pas mort!


Hasta Siempre
Vidéo envoyée par Tendo
Franchement, si Fidel n'était pas mort vendredi dernier, ça doit être fait à présent...

Středa, červen 28, 2006

Nous on fait dans l'sonore et l'dégueulasse


dans l'sonore et l'dégueulasse
Vidéo envoyée par petre

Pierre quitte la jeu aujourd'hui, Clément samedi.

Avant de finir l'aventure, nos deux compères ont dévoilé la surprise de La Prod pour les prochains participants au jeu "Nice-Popol".

Un kral Syru.

Středa, květen 03, 2006

Ah ben bravo Wroclaw !

Cinq mois après la venue d'Antos à Prague, les lofteurs, tenants leurs promesses, embarquent pour Wroclaw et rendre visite au Pattu, lui-même sur le départ.

Embarquer, parce que les trains tchèques, c'est toujours un peu l'aventure. Chemin faisant, nos compères font la connaissance d'un sympathique Suédois d'origine iranienne, mais qui ressemble un peu à Chico, et dont nous tairons le nom. Non pas pour des raisons de confidentialité, mais parce que ni le Petre ni moi-même avons saisi son nom. Il faut dire que le bougre souffrait d'un léger défaut de prononciation. Mais bon, grâce à lui, on a appris que les Polonais sont froids (ah ?), et aussi comment traduire pavot en norvégien. Dans le compartiment, y'avait aussi un Tchèque, un vrai, qui pour je ne sais quelle raison a cru que nous étions Suisse. Je sais, Petre ressemblerait à un patineur suisse, mais moi, je refuse de dire de moi que je suis le portrait craché du leader du Parti Communiste Helvétique.

Puis, après 6 heures de discussion intéressante, quoique parfois en morse, le Petre et moi, on est descendus de la Micheline, et un Ahu sonore nous a vite fait comprendre que l'Antos, il n'avait rien perdu de sa prestance. Bon, de ses petites rondeurs, c'est vrai, il s'est débarassé. Mais que Basia se rassure, on a foutu en l'air en trois jours ce que 6 mois de régime avait sculpté.

A peine arivé chez lui, on se partage les cadeaux. Parce qu'avril c'est le mois des fleurs, des averses mais aussi des Rroms, des Dahuts. Grâce à une coordination impeccable, et à des présents magnifiques, le Mixeur Polski 2000 en cristal de Bialystok et le Set à Fondue de chez tchttcht pas de marque ont confectionné aux routards fourbus des cocktails kiwi-banane-vodka, et une petite fondue au fromage que c'en était un déchirement de voir les collocs d'Antos lui faire la moue. D'ailleurs, ils sont rigolos les collocs d'Antos. Intellectuels pratiquant l'escalade sur mur ou sur lit, ils ont une approche très personnelle de la gastronomie françoise. On lui sert des petits toasts au foie-gras, et ils sortent "Hmmm. Ouais c'est du pâté quoi... Chez nous on bouffe ça quand on a plus rien dans le frigo". Comme du coup on est un peu dépité, on voir Monsieur Manatane. Ta cramouille, Carole.


Wroclaw, en tchèque ancien Vratislava (!!), en allemand Breslau est une ville attachante. Multiculturelle, au carrefour entre les influences polonaises, allemandes et tchèques, elle présente un nombre de monument impressionnant (bon si on enlève les églises, certes belles, ça tombe en miettes, mais quand même). J'oserais même dire, paraphrasant Petre, que la place de la Vieille Ville est même plus belle que "notre" Staromak. Il faut dire que l'Antos, il la connait bien la ville de Wroclaw. Alors il ne ment pas, et nous montre tout. Le clocher de l'Eglise Sainte e Sais plus Quoi (je crois que c'était une revanche de l'ascension du mont Hradcany à Prague), les nains de jardins, le Panorama (un sorte d'immense toile recouvrant les murs d'une salle circulaire, et que l'on admire en se tenant au milieu de la pièce, en se déplaçant de droite à gauche. Cette toile représente la bataille de Raclawice lors de la guerre d'indépendance polonaise. Epoustouflant vraiment). Il nous présente même la mère de sa Petite, qui est vraiment l'exemple vivant de l'hospitalité polonaise. Et puis, il nous traîne à l'église.

Multiples sont les raisons de se bouger le fessard et d'aller le poser près des fonds baptismaux en Pologne. Soit on est chrétien et croyant et polonais, alors, et ben, on prie quoi. Soit on est polonais et donc catholique, et donc, ben, on effectue un geste citoyen. Soit on est mécréant, et on vient se rincer l'oeil. Moi la messe, j'en avais un souvenir honnêtement non pas négatif, mais disons, sans saveur, sans joie, morne, vieux, et parfois (je dis bien parfois) réactionnaire. Mais bon, l'Antos, il nous emmène à la messe des étudiants, et c'est vrai que c'est plus animé, et donne envie de prendre le numéro de téléphone des futures bonnes soeurs. Les mêmes Polonaises à la plastique toute slave qui nous avaient émoustillés en boîte se retrouvent soudain, devant nos mains jointes et à côté du curé.
Wroclaw, ça a été aussi l'occasion de (re)découvrir le polonais, cette belle langue. Evidemment, lorsque c'est une jolie autochtone qui parle, on aime. Moi personnellement, j'ai l'impression d'entendre un Tchèque qui aurait les commissures des lèvres gercées. Mais bon, les Polonais disent la même chose du tchèque.
Et puis Wroclaw, c'est aussi une soirée mémorable où les petits Français montrent que ce soir, ce sont les hommes qui font la cuisine (et les filles la vaisselle hi hi hi), et préparent comme ça pouf, une tapenande, une farandole de crudités, des cocktails afghans et un crumble aux pêches. N'êut-été la séance petits shots de vodka et tourniquet, nous aurions dormi du sommeil du juste.

Středa, březen 08, 2006

(Jésus) Marie Joseph !

No vacancy.
Le loft ne désemplit pas, comme je disais sur le dernier post. Le lit du fond, celui placé le plus près du frigo et des chiottes (celui de Petre donc) est constamment occupé. J'suis un bon colloc, j'essaie de mettre le moins possible mes chaussettes trouées et mes treillis pattes d'eph sur son plumard, mais parfois, y'a des filles ou des garçons avec des serres têtes de filles qui dorment dedans.
Un p'tit week end et c'est Sophie, accompagnée de Céline, qui vient à Prague parce que c'est sur le chemin pour aller en Moravie (j'en connais qui auraient raisonné inversement). Là, elle ne perd pas son temps, saluant Vasek (l'ours de l'Uni Jazz, le bar à Tchèques d'avant 89), administrer des bonnes salades au Klemycek malade, et surtout, SURTOUT, Sophie elle nous a rapporté 4 reblochons qui feront le régal de nos lofteux lors d'une soirée Tartiflette. Y'a pas à dire, les amis, ça a du bon.
Puis, mardi après - midi, c'est Marie, la petite Marie, qui est venue prendre le goûter à la maison. Que Carina se rassure, Marie ne boit pas de bière. Elle n'a bu que des chips, une Pilsner et une Gambrinus, après avoir visité notre loft, qui ne s'il ne correspondait à ce qu'elle imaginait (tiens t'avais imaginé que ce serait propre ?), lui a bien bien plu quand même. Et Marie, elle est venue les mains vides, quoique brûlées, ce qui rend bien sur les photos. Mais le principal, c'est qu'elle soit viendue, et qu'elle m'ait emmené au musée Mucha. Et puis voilà, il faut bien l'avouer, je ne visite des musées qu'avec Marie. Ce qui fait que ça faisait presque deux ans que je n'avais pas été dans un musée (enfin, en enlevant le musée de la bière de Plzeň et celui de la chasse d'eau de Brno)
Et le même soir, Josef, le Grand, le Très Haut, le Très Poilu nous fait l'honneur de poser son occiput et son pince occiput (vulgairement on dit "serre-tête"), après s'être dûment pinté le nez à la pizzeria, au bar à stri...euh au Zlaty Strom et à l'Exit. Bref, c'est un Josef toujours plus hot qui est venu nous voir.
Et ce n'est pas tout. On attend d'un moment à l'autre la visite prochaine de ma soeur, ainsi que celle des Sires Dethomas et Lickel, où l'alliance subtile de la banane au Ferrero Rocher. Et tout cela, avant que Petre et Klemycek prouvent la véracité du proverbe "Que tu viennes au Loft ou non, de toute façon le Loft viendra à Toi", à Brandys nad Labem et à Wroclaw, voire des Josef et Antos qui nous manquent toujours plus.
Jeu concours ! Toi aussi, viens dormir chez tes Nice Popols préférés* ! Inscris-toi sur http://nice-popol.blogspot.com et gagne un séjour de rêve dans un vrai loft ! Partage leurs craintes, leurs amours (euh non, faut pas déconner), leurs coulommiers (si tu en apportes) et leurs engueulades ! Sois aux premières loges lors de leurs ébats amoureux ! Vis avec les Nice Popols !
(* inscrivez-vous quatre mois à l'avance, SVP. Règlement du jeu déposé chez Nous, près du mini bar)

Úterý, únor 21, 2006

Y'a une fille qu'habite chez moi

Deux brosses à dent, dans la salle de bains.... Un sèche cheveux (je crois que ca s'appelle comme ça le pistolet qui fait du vent), des yaourts dans le frigidaire, une serviette propre....
Y'a des détails qui trompent pas, j'crois qu'y a une fille qu'habite chez moi (enfin chez nous).
Kate, Dijonneuse de son état, Australienne par nature et Pragoise de coeur et de fait, est viendue chez nous. D'ailleurs, elle y est toujours à l'heure où j'écris, probablement dans les bras de Morphée, et accesoirement dans le lit de Pierre, lequel, vous l'aurez compris, est dans celui de sa promise, mais pas à Dijon, à Prague.
Hier soir, avec tout ce petit monde là, sauf Olga qui était dans son lit (chripka oui, ptaci non), et Gabor et Michal, on est allés voir une sorte de pestacle culturel - littéraire - musical sur le "Vrai visage du communisme". Dans un cinéma. N'imaginez pas une sorte d'émission culturelle à la Bernard Pivot, avec de la fumée et derrière des intellectuels, et encore derrière, un public ensomnolé. Non, c'était plutôt une soirée intéressante, avec des chanteurs sympas (Buhvi, par exemple) et des chanteurs rigolos (une sorte de "Nickelback morave avec la physionomie d'un épagneul breton") entrecoupés par des gens qui lisent leurs exposés (c'est pas bien, ça) sur le communisme à travers les témoignagnes de l'époque. Et entrecoupés par le rire, discret, de mon Colloc. Petre, pas Kate. Bref, ça fait plaisir de voir que dans ce pays, les gens se mobilisent avant les élections, et pas après.
Puis la veille, histoire de faire bien, la même communauté avait voulu aller au restaurant afghan, où l'on boit des cocktails sans alcool, mais avec du concombre, des kefta et des pizzas italiennes. Evidemment, c'était fermé, car dimanche, c'est le jour de la prière. Du coup, repli stratégique sur la pizzeria la plus proche, où nos tentatives de donner des cours de français à la serveuse ont échoué ("Vous avez de la bière ici ? Et vous pourriez dire Prune, comme ça, pour voir ?"). Pizzeria où nous fûmes (j'ai décidé d'employer le passé simple, parce c'est vrai, on ne l'utilise jamais...) rejoints par Barbora, dont la photo s'affichera très bientôt en bas de votre écran, sauf pour Marie, qui ne verra donc pas la sienne à l'issue de sa visite dont elle nous fera l'honneur bientôt.
Et encore avant, on s'était dit qu'on avait soif, et donc on est allé descendre quelques bouteilles de Pro(toco)lo, un petit vin espagnol, qui, s'il ne promet pas des lendemains qui chantent, sait flatter la luette après quelques bières. On avait d'ailleurs invité pour l'occasion Bara et Martin, des gens que ça fait toujours bien plaisir de les voir.
Comme vous le voyez, notre loft ne désemplit pas. Et c'est tant mieux.

Neděle, únor 12, 2006

Et glou.


Et glou.
Vidéo envoyée par petre
Carina essaye la Pilsner. Zou parle caricatures, Ismail aussi.
"Alors c'est bon?"
"Pas vraiment".

Colloc et demie

En début de semaine, Adam, LE Adam, est viendu de Londres pour faire un petit coucou à nos Popoleurs. L'homme est aventurier, voyageur, il aime les défis.
Parti de Francfort pout Cracovie, puis de Cracovie à Londres, et de Londres à Prague, Adam quittait les Popoleurs jeudi pour aller à Brno où, ne doutant de rien, il avait dans l'idée de décrocher une interview scoop du Commandan Marcos des lieux, Benjamin Roubaud, dit Benji, dit le Petit Père des Roms.

Nous sommes d'ailleurs sans nouvelle d'Adam à l'heure où nous écrivons, nous espérons qu'il n'a pas succombé dans un car Prague-Brno, en se cognant la tête au plafond à cause des kilomètres de route pourrie qui ressemblent à de la tôle ondulée, qui concluent le périple jusqu'à Brno.

Donc, le lundi, Adamounet est arrivé à l'aéroport de Prague, et les Nice-popoleurs sont allés le chercher incognito, masqués. Pourtant, Adam, avec son flair légendaire, les a tout de suite repérés. Flûte alors.
Comme Adam avait décidé d'arriver relativement tard dans l'après-midi, les trois garçons (zouuuuu la-la) sont arrivé relativement en début de soirée dans le loft, histoire de commencer à festoyer avec l'invité. Gabor arriva un poil plus tard, et Clément et Pierre purent se mettre à maculer la cuisine de graisse de canard, en cuisinant des confits rapportés de France par le premier, avec des oignons achetés à Prague par le second, le tout accompagné de patates acquises chez Albert, l'épicier allemand, par le premier toujours. Vous suivez?
Pendant ce temps, Gabor et Adam se délectaient d'un vin laissé depuis trop longtemps dans le frigo qui devait être bu. Chose faite en environ 1/2 heure.

Le plat était succulent. Il a flingué deux poeles, une casserole, et un plat, mais ça en valait le coup. Evidemment, Gabor n'a pas léchouillé ses os, Adam n'a pas mangé la peau de son confit, mais tout de même: miam.
Ayant mangé hyper vite, sans prendre le temps de boire, les quatre compères décidèrent de réparer cette injustice en ingurgitant du jus d'abricot au miel hongrois. Comprendre: Palinka.
Arrêtons-nous sur la Palinka. Clément et Pierre l'ont achetée en Hongrie la semaine d'avant, elle a donc pu jouir de la vie environ 9 jours dans le loft. Elle a vu des choses, elle aurait des événements à raconter.
Gabor, Clément, Adam et Pierre l'ont fait taire. Et ça vaut mieux ainsi.

Mardi, visite de Prague. Ouille, mais pieds, diront les trois amis. D'autant qu'il douche dans Prague, une espèce de crachin venteux, qui tout de même aère bien sous les vêtements. Ce qui, malgré tout ce qu'on peut dire, fait froid.

Mardi soir, Adam et Pierre s'incrustent à la suite de Clément au bal d'ouverture du deuxième semestre de VSE. Là, c'est gratos, alors ils font la réputation des Français en en profitant un max, et en mangeant plein de Kureci rizek, plein de salade de nouilles, accompagné de plein de vin. Le rouge étant meilleur. Ils font d'ailleurs la connaissance d'autres Français, ce qui est symptomatique des Français à l'étranger, notamment ceux de l'EDEC de Lille. Mais nous ne savons toujours pas ce qu'est l'EDEC.
On excusera nos Nice-Popoleurs, qui ont une réputation d'élitisme péteux à conserver, et qui se sont donc contenté d'un "ah, oui l'EDEC, bien sûr, hu, hu (rire entendu)"

Rejoints par Carina, qui ne peut ni manger de Kureci Rizek, ni boire de vin, parce que c'est relativement de la viande et de l'alcool, et que ça risquerait de lui faire des joues rouges, Les trois amis partent pour le repaire de Zouhair et Ismail. Non sans passer auparavant par Albert, le gros épicier du coin qui ressemble à un supermarché, pour y acheter des vivres et faire la queue longtemps, parce que la caissière s'est coincé le cerveau dans la caisse, et a du donc aller chercher un rohlik pour compenser (un rohlik est une espèce de bout de pain tout mou).
Heureusement, émue par le charme brut d'Adam, elle ne nous tient pas rigueur de se foutre de sa gueule en Français. D'ailleurs, Adam a une touche.

Puis chez Zouhaire et Ismail, on parle caricature, sans s'enflamer, on parle cul, aussi, potins, et on regarde Carina boire sa première gorgée de bière. Aussi étonnant que ça paraisse, elle n'a pas trouvé aussi bonne cette gorgée que Philippe Delerm le disait.
Quel menteur, Philipp Delerm.

Puis dodo, puis réveil tardif mercredi, puis resto Afghan, où Adam et Zouhair prennent une pizza, puis Vysehrad, puis Pierre, moi, fonce à la maison chercher ses sacs, puis fonce à la gare de bus prendre un Eurolines, et arrive le jeudi à 5h du matin à Dijon chez Olga.

Il se dit que ses deux compères doivent dormir du sommeil du Juste, surtout le pauvre Clément qui a passé les nuits de lundi et mardi sur la canapé.

Il se dit aussi que, décidément, la colloc de Polska est une demie colloc, puisqu'ils sont toujours à moitié là. Mais les trois jours avec Adam ont laissé des traces dans le loft et dans nos coeurs.



Středa, únor 01, 2006

Köszönöm toi même, salope....

A yest.
Le Petre et moi, on est à nouveau ensemble, réunis sous les toits du Polska 12 pour de nouvelles aventures. Des vacances plus ou moins longues à Paris ou ailleurs, un concours de circonstance et un petit trip à Budapest avaient interrompu cette colocation.
Justement, la Hongrie...
Sur un coup de tête, Petre a voulu s'acoquiner avec le Gabor pour partir 5-6 jours comme ça, à Budapest. Ils convinquent le Klem (c'est-à-dire moi en fait) et le Manu, Poulain de la République. Pour une obscure raison, le Pouilleux de la République, lui, est demeuré en Silésie.
Et là, tout va très vite. Après avoir commandé des billets de car pour aller jusqu'à Komarno, le poste frontière entre Hongrie et Slovaquie, Gabor se rend compte que deux d'entre eux sont mal imprimés: ils indiquent une date de départ antérieure à celle que l'on souhaitait (ce qui fait qu'on était cacaban) et en plus, ils me rebaptisait Iffland Duclos. Igen igen kataströfi.
Heureusement, un petit bakchiche permet de régler beaucoup de choses, et voilà nos compères qui roulent (ou plutôt jumpent, vu l'état des routes) vers Komarno, à bord d'un car slovaque qui a décidé de s'arrêter dans tous les bleds, et de faire hurler Radio Gold Slovakia à trois heures du matin.
4 heures: le car s'arrête à Komarno, et la, nous avons quarante minutes pour traverser la ville, traverser le Danube (gelé), traverser la frontière et prendre un train à Komarom (Hongrie) pour Budapest. Sympa. Et tout en chantant Hello Tourist s'il vous plaît. Même pas froid.
Puis arrivé à Budapest Keleföld Palayaudvar, le parcours commence, avec trois bus à prendre pour arriver à Budafok, Zentai utca, fief du barbichu magyar.
Le soir, c'est Manu qui nous rejoint en car, et poum, directement, on va aller voir un concert de jazz dans un bar décoré style Alcatraz. Le chanteur enflamme la salle, malgré sa voix d'un mec qui aurait avalé une patate chaude, ou mieux un paprika entier en flammes.
Et tous les jours suivants, ce ne sont que découvertes, visites et jolies ballades, emmené par un Gabor qui connaît quand même bien sa ville. Le matin, froid aux pieds, le midi pareil, le soir, la gorge en érection grâce aux petits plats du Gabor ci-dessus, et de sa palinka magique. Pour certains, mal au ventre aussi, mais un plat de 4 kilos de viandes et de choux dans un restau qui s'appelle le Fatal, moi je dis, ça sentait le louche à plein nez. Mais bravo quand même, bande de morfals.
Au passage, Gabor nous apprend le hongrois. Ce qui est bien utile pour pouvoir se foutre de la gueule des guides au Parlement et leur faire "Köszönöm toi même salope", avant de l'entendre répondre, en français, que la visite pour les francophones, c'était il y a une demie heure... Et puis les leçons de hongrois par Gabor, ça nous permet de tous chanter en choeur le chant des Ewoks, la danse des nabots magyaro-rroms, en priant pour que l'eau gèle et que Manu se sente (enfin) obligé de sortir de la douche.
Puis après avoir fait trempette avec nous au Szechenyi Fürdö (bains hongrois avec vapeur, vieilles et passage à - 20 °C en deux bassins), Petre s'en va, à 4 heures du matin, non sans avoir fait sonner l'alarme, et rejoint sa famille puis sa dulcinée en Francia occidentalis.
De leurs côtés, Manu, Gabor et Klem continuent... tant bien que mal. Si mal que l'oncle Gergö prend la relève ? Puis rentrent.
Et là, le Petre vient de rentrer, et comme j'adore Véronique Genest, je fais comme elle, je lui ai acheté du mangé (pas de jambon Madrange, le porc c'est pas bon, je lui prend du poulet, afin que son poil soit soyeux et son cheveux...cassant par - 10°C et aussi pour qu'il ne se sente pas seul...
Jo ejszakat kivanok, bande de.....