A yest.
Le Petre et moi, on est à nouveau ensemble, réunis sous les toits du Polska 12 pour de nouvelles aventures. Des vacances plus ou moins longues à Paris ou ailleurs, un concours de circonstance et un petit trip à Budapest avaient interrompu cette colocation.
Justement, la Hongrie...
Sur un coup de tête, Petre a voulu s'acoquiner avec le Gabor pour partir 5-6 jours comme ça, à Budapest. Ils convinquent le Klem (c'est-à-dire moi en fait) et le Manu, Poulain de la République. Pour une obscure raison, le Pouilleux de la République, lui, est demeuré en Silésie.
Et là, tout va très vite. Après avoir commandé des billets de car pour aller jusqu'à Komarno, le poste frontière entre Hongrie et Slovaquie, Gabor se rend compte que deux d'entre eux sont mal imprimés: ils indiquent une date de départ antérieure à celle que l'on souhaitait (ce qui fait qu'on était cacaban) et en plus, ils me rebaptisait Iffland Duclos. Igen igen kataströfi.
Heureusement, un petit bakchiche permet de régler beaucoup de choses, et voilà nos compères qui roulent (ou plutôt jumpent, vu l'état des routes) vers Komarno, à bord d'un car slovaque qui a décidé de s'arrêter dans tous les bleds, et de faire hurler Radio Gold Slovakia à trois heures du matin.
4 heures: le car s'arrête à Komarno, et la, nous avons quarante minutes pour traverser la ville, traverser le Danube (gelé), traverser la frontière et prendre un train à Komarom (Hongrie) pour Budapest. Sympa. Et tout en chantant Hello Tourist s'il vous plaît. Même pas froid.
Puis arrivé à Budapest Keleföld Palayaudvar, le parcours commence, avec trois bus à prendre pour arriver à Budafok, Zentai utca, fief du barbichu magyar.
Le soir, c'est Manu qui nous rejoint en car, et poum, directement, on va aller voir un concert de jazz dans un bar décoré style Alcatraz. Le chanteur enflamme la salle, malgré sa voix d'un mec qui aurait avalé une patate chaude, ou mieux un paprika entier en flammes.
Et tous les jours suivants, ce ne sont que découvertes, visites et jolies ballades, emmené par un Gabor qui connaît quand même bien sa ville. Le matin, froid aux pieds, le midi pareil, le soir, la gorge en érection grâce aux petits plats du Gabor ci-dessus, et de sa palinka magique. Pour certains, mal au ventre aussi, mais un plat de 4 kilos de viandes et de choux dans un restau qui s'appelle le Fatal, moi je dis, ça sentait le louche à plein nez. Mais bravo quand même, bande de morfals.
Au passage, Gabor nous apprend le hongrois. Ce qui est bien utile pour pouvoir se foutre de la gueule des guides au Parlement et leur faire "Köszönöm toi même salope", avant de l'entendre répondre, en français, que la visite pour les francophones, c'était il y a une demie heure... Et puis les leçons de hongrois par Gabor, ça nous permet de tous chanter en choeur le chant des Ewoks, la danse des nabots magyaro-rroms, en priant pour que l'eau gèle et que Manu se sente (enfin) obligé de sortir de la douche.
Puis après avoir fait trempette avec nous au Szechenyi Fürdö (bains hongrois avec vapeur, vieilles et passage à - 20 °C en deux bassins), Petre s'en va, à 4 heures du matin, non sans avoir fait sonner l'alarme, et rejoint sa famille puis sa dulcinée en Francia occidentalis.
De leurs côtés, Manu, Gabor et Klem continuent... tant bien que mal. Si mal que l'oncle Gergö prend la relève ? Puis rentrent.
Et là, le Petre vient de rentrer, et comme j'adore Véronique Genest, je fais comme elle, je lui ai acheté du mangé (pas de jambon Madrange, le porc c'est pas bon, je lui prend du poulet, afin que son poil soit soyeux et son cheveux...cassant par - 10°C et aussi pour qu'il ne se sente pas seul...
Jo ejszakat kivanok, bande de.....